5G – L’urgence : attendre !

Courant décembre, une déclaration de travaux sibylline apparaît 12 mail Renaissance : « Implantation d’antenne Relais» par Orange . Les travaux ont été autorisés par la mairie le 8 juin 2020. Aussitôt, les résidents se sont alarmés de la présence d’une antenne supplémentaire. Le spectre de la 5G plane.

4G ou 5G ? Difficile de savoir : l’absence du Dossier d’Information Mairie (DIM), que la municipalité a obligation de tenir à disposition des riverains, plaide pour une énième antenne 4G mais dans le même temps un conseiller municipal, interpellé de façon informelle, a tenu des propos rassurants sur la 5G « moins dangereuse que la 4G », sur l’information qui aurait été faite et sur l’« impossibilité du maire d’agir » contre de telles installations.

La 5ème génération de standard de téléphonie mobile : une technologie qui promet tout mais ne garantit rien. Les enjeux financiers colossaux à la clé tentent de faire taire les légitimes interrogations qui se sont élevées avant même l’annonce du gouvernement courant septembre.

3G, 4G, 5G : Comment ne pas craindre l’« effet cocktail » des ondes sur notre santé ? Comment ne pas s’alarmer des impacts sur l’environnement alors même que nous sortons d’un confinement qui a montré combien la nature se porte mieux quand nous réduisons nos consommations d’énergie ?

Nous sommes favorables au progrès lorsqu’il répond à de vrais usages, lorsqu’il vise à épargner l’environnement mais dans ce cas présent, n’est-il pas urgent d’attendre ?

Et surtout… à quel moment les citoyens ont-ils été interrogés ? Lors de quel débat public sur la pertinence de cette technologie avant un éventuel déploiement ? Aucun !

De nombreux maires se sont déjà saisis de ce sujet : ainsi le maire DVD de Persan a fait marche arrière fin décembre.

C’est pourquoi nous interviendrons, très précisément sur ce point, lors du Conseil Municipal du 29 janvier. Nous espérons avoir au moins pu, à travers ce sujet, soulever la question du nécessaire débat démocratique qui doit rester l’indispensable préalable à toute évolution technologique. 

Carole CAUZARD
Karine LACOUTURE
Jean-François HEUSSER

Pas d’amalgame

Lors du prêche du vendredi suivant l’abominable assassinat du professeur Samuel Paty, l’imam de la mosquée d’Ermont a partagé avec les fidèles sa peine et son effroi devant un acte s’opposant aux valeurs les plus fondamentales de l’Islam.
Il a rappelé qu’islam veut dire paix, une paix active qui se traduit par la volonté d’une concorde républicaine à laquelle participe la très grande majorité de nos concitoyens musulmans. Ainsi, devant les parutions dans la presse de caricatures du Prophète Muhammad, et face à l’offense ressentie par beaucoup, l’appel au calme et à la patience a été répété.

Cet acte ignoble d’un jeune égaré, qui prétend se revendiquer de l’islam, interroge à plus d’un titre sur des thèmes aussi importants que : la déchéance du rôle du professeur investi de la mission d’enseigner nos valeurs laïques, le rôle des réseaux sociaux, les manquements de la promesse républicaine laissant un terrain toujours plus grand à des acteurs malveillants se parant des traits de la religion musulmane, et aussi la posture inconfortable et subie de la grande majorité des citoyens musulmans.

En effet, cet acte barbare a eu aussi pour effet de jeter le discrédit sur toute une partie de la population. L’évènement est ainsi largement exploité par des partis politiques à des fins visiblement électoralistes : en une même phrase, on passe de la barbarie aux rayons des supermarchés. Dans le même élan excessif, se voient remis en cause des droits les plus élémentaires : le droit de se défendre par exemple face aux discriminations et injustices subies dans les domaines du logement, de la recherche d’emploi, de la réussite scolaire, sans parler des contrôles au faciès… Se défendre d’une injustice parce qu’on est musulman deviendrait presque du fanatisme religieux !
Vient s’ajouter aujourd’hui, et encore une fois comme en 2015, une suspicion enjoignant les musulmans à prouver leur attachement aux valeurs républicaines. Etre musulman obligerait plus qu’un autre citoyen à faire publiquement allégeance aux valeurs républicaines ! Etre musulman obligerait à faire la preuve qu’on est un « bon » musulman !

Le climat est devenu délétère. L’attentat de Nice a aggravé la situation. Les discours haineux se multiplient cherchant à fracturer l’unité du pays. Dans ce contexte, nos concitoyens musulmans apparaissent surexposés et représentent une cible idéale pour une surenchère.
Souhaitons que nos pouvoirs publics et nos autorités puissent mettre en œuvre les mesures nécessaires de protection et éviter à nos concitoyens d’autres peines. Rappelons enfin que dans la devise de la République, figurent « Liberté » pour la liberté d’expression et « Fraternité ». Cette dernière doit d’abord s’exprimer dans les moments difficiles : C’est donc avec fraternité que nous exprimons tout notre soutien à nos concitoyens musulmans d’Ermont et d’ailleurs.

Ermont citoyen

« Si tu ne veux pas être obligé de dévoiler, ne cache rien »

Les actes et décisions d’une administration publique sont accessibles par tous mais les temps changent : le coronavirus et l’usage de plus en plus généralisé du numérique font que se déplacer en mairie pour consulter des permis de construire se perd.

Et si la majorité municipale avait l’idée de mettre en ligne tous les documents consultables uniquement en mairie pour le moment pour faciliter le dialogue avec les citoyens ! Ce serait une bonne idée, non ?

Ainsi, les dossiers d’urbanisme seraient consultables et toutes les commandes et autres actes administratifs pourraient être publiés. Bien sûr, les données personnelles des ermontois, dans le respect de la loi, seraient anonymisées. Ce que paie le voisin pour la cantine resterait son affaire, mais ce que dépense la mairie pour 120 m2 de moquette à la cérémonie de vœux (1008 € TTC) serait alors plus lisible que dans le compte rendu du conseil.

Chacun pourrait donc appliquer l’article 15 de la déclaration des droits de l’homme (1789) :
La Société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.

Il serait même possible d’aller plus loin :
  • Combien pour les pistes cyclables ?
  • Et dans cette dépense, combien pour des bordures en ciment, et combien pour de simples tracés de vélos ?
  • Combien pour nos jeunes, nos anciens, nos sportifs, les réfections de nos rues, et quelles rues ?
  • Combien pour les éclairages ?
  • Quelle quote-part pour les caméras de vidéosurveillance et l’érection de nouveaux poteaux ?
  • Combien pour le chauffage des bâtiments communaux pendant le confinement, par rapport à la même période l’an passé?

Bien sûr, il faudrait éviter la surcharge informationnelle, mais l’équipe municipale saurait
sûrement éviter cet écueil : le premier jugement portant sur la lisibilité avant le contenu.
Il y aurait tout à perdre à noyer le poisson, et tout à gagner à innover dans la clarté et la
transparence.
Les documents factuels émanant des services municipaux, du Conseil municipal, du maire ou de ses adjoints enfin accessibles à tous. Et pour ce qui est du contenu et du fléchage des dépenses, les citoyens que nous sommes jugeraient.

C. CAUZARD
J-F. HEUSSER
K. LACOUTURE

Pauvre jeunesse…

En cette rentrée difficile, nous apprenons avec stupeur la fermeture du C.I.O et de la
Mission Locale de la Vallée de Montmorency
, hébergés à titre gracieux jusqu’alors par l’Espace Jeunesse de notre commune.
À leur surprise, les personnels ont appris par courrier cet été qu’ils devaient vider les lieux rapidement.

Le Centre d’Information et d’Orientation s’adresse aux jeunes, scolarisés ou non, pour les épauler dans leurs choix de parcours scolaires et leurs recherches de formation. La Mission Locale propose, pour les 16-25 ans déscolarisés, une aide à la construction d’un projet professionnel et à l’insertion dans le monde du travail en partenariat avec des entreprises de proximité.

Ces deux services publics disparaissent donc ainsi brutalement de notre ville.
Mauvaise nouvelle pour nos jeunes ! Le contexte sanitaire a fragilisé leur lien à l’école, particulièrement les élèves des filières professionnelles et voilà qu’on leur retire une aide de proximité précieuse pour la construction de leur parcours.
Désormais, il leur faudra se déplacer à Franconville pour accéder à la Mission Locale et, temporairement à Sarcelles pour trouver un C.I.O.

Le magazine de la ville de septembre propose un dossier de 3 pages sur les « nouveautés de la rentrée scolaire » : rien sur cette disparition et sur ce qui serait mis en place pour pallier ce vide.

Notre groupe, qui siège pourtant assidument aux conseils municipaux et à la commission éducation, n’était absolument pas informé de ces projets. On a largement présenté aux Ermontois les dispositifs de vacances studieuses ou les animations d’été mais dans le même temps et en toute discrétion, la mairie organisait la récupération des locaux qui abritaient ces deux services publics. Nous le déplorons.
Certes la mairie est en droit de disposer de ses locaux mais elle pénalise nos jeunes et particulièrement les plus fragiles.

Qu’auraient décidé les Ermontois s’ils avaient été consultés ? Le Conseil Municipal des Jeunes a-t-il été informé de la fin programmée à Ermont de ces deux structures ?
Pour que notre ville continue à héberger un C.I.O. d’Etat et la Mission Locale, signez la
pétition : https://www.change.org/MaintienCIOetML

C. CAUZARD
J-F HEUSSER
K. LACOUTURE