[ Tribune Février 2026 ] Bilan de mandat

On peut mettre en avant des années d’expérience et se prétendre l’héritier d’une tradition politique locale, ce n’est qu’une fois en poste que se révèle pleinement un responsable politique.

Le mandat qui se termine a montré toutes les limites de la politique conduite depuis 2020. Nulle attaque sur la personne, ce n’est pas notre sujet, mais un regard critique, en témoins privilégiés, sur une gouvernance, une politique et des choix menés pendant ces 6 années.

Une équipe composée de 30 élus mais qui n’aura permis de connaitre que 3 ou 4 personnes, ne laissant que bien peu de place aux autres co-lisitier.es. Des tensions internes ont conduit aux départs de maires-adjoints ; l’un d’eux aura même nourri l’ambition de conduire une liste aux Municipales.

Sur le plan politique, le tout feu tout flamme aura prévalu. D’abord, et sans concertation réelle, la révision du Plan Local d’Urbanisme a donné la part belle aux projets immobiliers et a fixé l’objectif d’atteindre 35 000 habitants (soit 5 000 de plus qu’aujourd’hui) avec le risque de faire peser une vraie menace sur l’identité de notre ville. Ensuite une politique culturelle qui laisse perplexes de nombreux Ermontois.es avec, en point d’orgue, la destruction de la MJC. Et n’oublions pas le plan de circulation, qui a certes donné sa place aux mobilités actives, mais dont on a pu constater les effets néfastes sur le dynamisme du centre-ville ; tout ceci cumulé avec des projets non maîtrisés comme la cuisine centrale, l’écoquartier Gros Noyer et des réalisations saugrenues à 1 million d’euros : maison des Arts et son « parc » ou parc Zen en pleine zone pavillonnaire…

Enfin s’ajoutent des dépenses engagées à un rythme difficilement soutenable pour nos finances : Hausse de 15% des dépenses de fonctionnement et 13 millions d’euros d’emprunt entre 2021 et 2024.

Nous l’avons déjà écrit, investir et emprunter exigent vision et maîtrise. Aussi, notre opposition aux budgets des 2 dernières années a été motivée par la mauvaise pente prise par nos finances.

Alors, au moment où des choix se profilent, d’aucuns chercheront à repeindre le tableau en des tons plus alléchants à grand renfort de communication. Que pèsent les promesses face à la réalité d’un tel bilan ? Réponse les 15 et 22 mars.