Les temps sont durs pour de nombreux citoyens. Coût de la vie, instabilité politique, tensions dans la population et discours belliqueux dans les médias génèrent une anxiété palpable, comme une houle permanente. Notre ville, tel un navire qui tangue, n’y échappe pas et subit en plus des tempêtes : les séquelles de la tornade sont présentes et le climat politique local toujours plus délétère, nourri par le manque de démocratie et des faits divers abondamment relayés dans les médias locaux et les réseaux sociaux.
Dans la tempête, le capitaine du navire fait défaut. Le maire, candidat auto déclaré à sa succession, semble davantage préoccupé par son avenir personnel. Sans vision et peinant à saisir la situation, il reste enfermé dans un présent court, espérant que les fêtes de fin d’année auront réussi à dissiper le spleen et la colère latente de ses administrés.
Mais la fin d’un mandat c’est un bilan politique et un bilan financier. Sur ce point nous alertons depuis plus de deux ans sur la fragilisation des finances de la ville, malmenées par le rythme effréné des dépenses et des investissements. Le maire aura alors trouvé « la solution », entre précipitation et opacité : vendre du patrimoine. La révélation de la mise aux enchères de la résidence pour seniors Jeanne d’Arc et la vente du terrain de la Zone d’Activité Économique feront rentrer des millions d’euros dans les caisses. Les ajustements au budget sont même déjà intégrés et permettent, par un jeu d’écriture comptable, un renflouement et une augmentation de la Capacité d’Autofinancement qui était en chute libre (-83% entre 2021 et 2025).
Le contexte national demeure difficile pour les collectivités locales, tant par la perte de moyens alloués par l’Etat que par l’augmentation générale des prix, mais force est de constater que le maire n’a pas su donner un cap pour notre ville. Le pire se réalise alors : viser des effets à court terme au détriment d’une politique pérenne de moyen et long terme.
Le temps est père de la vérité et nombreux sont les Ermontois qui aujourd’hui nous confient réaliser avec amertume et tristesse ce qu’est devenue leur ville. Les élections municipales de mars approchent. En attendant, nous vous souhaitons à toutes et tous une belle année 2026, et le retour des beaux jours.
