« Nous créerons de nouveaux espaces verts publics dans le quartier de la Gare d’Ermont-Eaubonne et dans le quartier des Chênes… » : extrait du programme du candidat Haquin pour les élections municipales de 2020. Dès le début du mandat, le quartier Ermont-Eaubonne a eu la chance de voir se créer le parc Simone Veil mais, de l’autre côté de la ville et à moins de 6 mois des prochaines élections municipales, les habitants du quartier des Chênes attendent, eux, toujours le parc promis.
Le 13 septembre dernier, un nouveau parc sur le site de l’ancienne MJC détruite a été inauguré. En plein cœur du quartier Jules Ferry, le parc Zen a donc rapidement émergé de terre. Passons sur le caractère minéral de ce parc et l’étroitesse du trottoir rendant l’accès difficile aux personnes à mobilité réduite et aux poussettes, on peine à saisir la pertinence et l’urgence de placer un parc dans ce quartier pavillonnaire et riche en jardins. Rappelons aussi que ce quartier est déjà très bien doté avec les parcs Beaulieu et Jacquet. Ajoutons que le parc Zen a coûté 1 million d’euros et que le projet n’apparaissait pas dans le programme du candidat Haquin. Coûteux Greenwashing en période électorale ? La question peut se poser…
Le dérèglement climatique et ses effets sur les populations doivent être traités sérieusement au plan local. Un vrai plan, digne de ce nom, aurait dû amener à considérer déjà ces deux points : la nécessité de créations d’îlots de fraîcheur dans la ville et la priorisation des quartiers les plus exposés. La canicule de cet été nous a montré encore une fois l’urgence de traiter les lieux à forte densité comme le sont les quartiers Calmette, les Passerelles, les Chênes…
Certes un projet de parc aux Chênes est à l’étude mais les phases de préparation et de mûrissement ont commencé bien tardivement. Elles ont d’ailleurs révélé, encore une fois, le manque de concertation et l’inaptitude de la majorité à organiser un débat réel menant à un consensus. Qui a assisté aux prétendues réunions de concertation aura senti le caractère superficiel et formel des échanges. Conséquences : une salle quasiment vide lors de la présentation du projet par le maire et par l’architecte, puis une remise en cause du projet proposé et enfin une suspension. Que de temps perdu…
